My Fated Boy – 我的邻居长不大

Tu trouves que la vie est ennuyante?
Tu penses que ton/ta collègue de travail parle trop et devrait se laver plus souvent?
Tu soupires de déprime devant la morosité de l’actualité?

Besoin de vitamine C ?
D’oublier?
De rire?

Essaie la cure « My fated Boy« . Sourire, bonne humeur, amour avec un immense A en gras, peps garantie!

La télévision à peine éteinte, me voilà ici à écrire. Ce drama a été incroyable. Unique. En tout.
Je suis ravie car après « Love Scenery » et «  Hajimete Koi wo Shita Hi ni Yomu Hanashi « , je ne pensais pas tomber totalement amoureuse d’une autre romance. Pour une fois « jamais 2 sans 3 » ne sera pas dit vainement.

La bande-annonce lancée, une petite moue à la lèvre, je passe rapidement à autre chose. J’avoue.
Je suis coupable d’avoir jugé selon la couverture. Première pensée : mouais, pas ouf (oui, je sais, je ne devrais pas parler comme mes ados…). La carrure de Lu Zheng An était trop enfantine (oui oui, je sais, il a 24 ans, pour de vrai), le physique de Sierra Li pas trop de mon goût (oui, on ne juge pas sur le physique, promis, quoique…), bref, la mise en bouche n’était pas alléchante.

Inutile, je sais, mais cela clarifie les choses : Je suis une fanatique des histoires qui traitent des « childhood sweetheart » (des amis d’enfance où l’ambiguïté des relations peut laisser espérer…) et de « noona » (romance où la femme est plus âgée que l’homme). Je suis souvent en mode alerte dès que je vois passer un drama dans cette catégorie. Mais si des dramas impliquant des amis d’enfance ont été une totale réussite comme « Flourish in time » ou « all about secrets« , peu de drama de « noona  » ont trouvé grâce à mes yeux, si ce n’est bien sûr «  Hajimete Koi wo Shita Hi ni Yomu Hanashi « . Alors un drama avec ces deux thèmes qui me sont chers, il y a de quoi me faire pavoiser d’avance…

Si je devais donc élire le couple le plus adorable, le plus drôle, le plus fou, le plus « woaouh » de cette dernière décennie, je pense que Lin Yang et Lu Zheng An sont bien placés pour faire partie de mon top 10, voire mon top 5.

L’histoire? deux familles qui décident bien avant la naissance de leur progéniture de les marier si jamais ils ont des enfants de sexe différents. Voilà tout est dit. Et?? c’est tout? Oui, et c’est là le génie de la scénariste. Transformer une histoire classique (les mariages arrangés étaient monnaie courante il y a peu, voire encore de nos jours) en une pépite d’or, un diamant brut, une perle rare :

Tout d’abord et surtout l’atout principal de ce drama : le couple principal ! Mamamia ! Ce couple avec 7 ans de différence est une totale réussite! Je ne voudrais pas m’avancer (ma mémoire a tendance à être mauvaise ces derniers temps), mais je crois fermement que jai vu peu de couple avec une alchimie et une affinité dépassant allègrement les 100%.

Les petites scènes qui introduisent chaque épisode sont une idée de génie. J’avais l’habitude des petites scènes de fin qui donne une vision différente de l’ensemble de l’épisode, je pense notamment à « You who came from the star » ou encore plus récemment à « Mysterious Love« .
Ici, ce sont des scènes d’introduction sur l’enfance de Lin Yang et Lu Zheng An qui sont contées afin non pas de nous apporter un éclairage nouveau, mais plutôt pour nous faire comprendre ce lien extraordinaire qui les lie depuis leur naissance. Ces scènes d’enfance sont drôles et bouleversantes. J’ai dû retenir mes larmes à une des dernières scènes, celui du déménagement, tant j’ai trouvé leur adieux attendrissants. Chaque scène nous fait comprendre sans ambages leur lien si particulier, leurs actions une fois devenus adultes, la profonde relation qu’ils entretiennent aussi avec leur parents, et les parents entre eux. J’ai tellement adoré ces moments, j’ai dû m’exclamer presque à chaque fois « AH!!! c’est pour ça!! ». Ces petites scènes sont magnifiques et magistralement interprétés par les enfants :
Wang Yan Shuang (王彦霜) et Zhu Zi Nuo (朱姿诺) ont été formidable d’autant plus, que c’était ici leur premier rôle.

Nous comprenons avec ces flashback sur leur enfance que….Si ce couple possède une alchimie incroyable, une affinité défiant les obstacles, défiant les préjugés, c’est qu’ils se connaissent par coeur.
Presque.
Car ils doivent maintenant apprendre à se découvrir adulte.
Et cette découverte, que nous dévorons avec gourmandise, est faite d’éclat de rire et de sensualité surprenante.
Un couple formé dès leur plus jeune âge mais qui ne s’avouait pas encore. Voilà ce que sont Lin Yang et Lu Zheng An. Malgré les quelques disputes émaillant leur parcours (quoi de plus sain et normal me diras-tu) main dans la main, ils se tiendront sous les feux de projecteurs non sans angoisse mais décidé à y faire front à deux. Je ne le dirai jamais assez, mais c’est tellement agréable un couple solide et unie, défiant le monde sans se lâcher la main. « Je pensais qu’aimer était de se tenir devant elle et être son bouclier contre le monde. Mais je viens de comprendre qu’aimer c’était avant tout, se tenir à ses côtés, main dans la main et marcher avec elle ». Les paroles d’An An sont profondes, son amour pour celle qu’il n’a jamais voulu appeler « grande soeur » est sublime. An An fait preuve d’une maturité incroyable pour son âge. La remarque de Cao Ling résume bien la maturité de Zheng An  » On dirait que tu es le grand frère et elle, la petite soeur ». Cela ne te rappelle pas Yuri Kyohei (Hajimete Koi wo Shita Hi ni Yomu Hanashi) ? Un peu beaucoup ^-^
Si jeune et pourtant si réfléchi et si sûr dans ses sentiments. Ses réparties sont intelligentes et matures. Son attitude « adulte » contraste joyeusement avec celle, plus enfantine de Lin Yang. C’était hilarant de les voir s’affronter (« flirter » dirait même laconiquement directeur Ma), de voir Lin Yang en perdre ses mots. Chacune des phrases de An An étaient pleines de respect et de don de soi. Inspirant.
citation 1An An à Ma Le : « Je la laisserais prendre soin de sa beauté, je prendrais soin de sa santé »
citation 2 – Lin Yang :  » Tu as tout, alors tu ne peux pas me comprendre » / An An :  » Puisque tu m’as moi, tu as donc tout toi aussi » ( l’expression de Lin Yang à ce moment là hahaha épique).


Leur couple fonctionne à merveille grâce à cette complicité unique. La compréhension qu’ils avaient l’un de l’autre est sans comparaison. Je craignais que cette parfaite connaissance de l’un et de l’autre allait finir par nuire au drama, rendre le tout indigeste. Cela devint un atout en leur permettant d’interagir avec naturel et avec une complicité éclatante de sincérité. Bien que connaissant le moindre petit détail l’un sur l’autre (la scène de la cicatrice témoigne de ce paradoxe entre tout savoir et ne l’avoir jamais expérimenté, une petite scène adorable par ailleurs), Lin Yang et An An n’ont jamais perdu de vue que ce qui compte, c’est l’autre. Et cela implique le respect de son partenaire, la tolérance. A chaque altercation, voir An An lever le drapeau blanc était un peu perturbant. J’avais plutôt l’habitude de personnages s’en tenant à leur opinion et le défendant bec et ongle. Zheng An est à l’opposé de cela. Il s’incline devant ce qu’elle souhaite, ne voulant ni entrer dans un conflit épuisant, ni et surtout lui causer de la peine. Cela ne l’empêche pas d’en souffrir et de pestiférer dans son coin, mais par amour, par respect et aussi parfois par fierté, il attendra.
Qu’elle sourit à nouveau. Qu’elle lui pardonne. Qu’elle ne soit plus fâchée.
Nous pourrions croire que cela rend An An soumis, inintéressant, loin de là. Sa façon de l’aimer se résume ainsi « ce que Lin Yang veut, Lin Yang a ». Il ne s’en cachera d’ailleurs pas, Lin Yang est sa priorité, elle est son univers, son rêve.
An An, une âme d’enfant dans le corps d’un homme. Zheng An a ce sourire mêlé d’innocence et de sensualité masculine, il est à la frontière de l’enfant et de l’homme.
An An ne cessera de poursuivre Lin Yang assidûment. Je suis la première à fuir ce genre de personnage. Il n’y a rien de plus usant qu’une personne qui s’entête et refuse de se faire rejeter. C’est lourd et pathétique. An An sait ce qu’il veut et il le fait clairement comprendre au monde entier, incluant Lin Yang.
Loin d’être un « relou » (mot universel que j’use sans modération sous les yeux faussement choqués de mes ados), il est au contraire adorable. Tout en respectant Lin Yang et en lui laissant l’espace nécessaire, il n’abandonne jamais, et sa persistance finit par payer.
Et le spectateur que nous sommes applaudit à tout rompre.
Il faut noter que sa façon de flirter avec elle est un délicieux mélange d’innocence et de sensualité. Face à lui Lin Yang a peu de chance de ne pas craquer…

Lin Yang… Ce n’était pas gagné. Première pensée (très péjorative, je l’admet) : « Heu, elle est pas super jolie (oui, je sais c’est subjective) et elle est hyper maigre et super palôtte ! « .
Cela a duré le temps d’un demi-épisode… je suis parfois de mauvaise foi, et mis à part Suzy ou Shi Min Ha, j’ai rarement des coups de coeur pour les actrices (j’en ai par contre toutes les micros-minutes pour les acteurs ^-^).
C’est donc avec surprise que je découvre, épisode après épisode le don de cette actrice. Sierra Li a un immense talent et nous le démontre ici. Ses expressions sont tellement naturelles et spontanées que je me suis retrouvée à plusieurs reprise à rire et à me dire « oh, punaise elle est trop mimi ! ». Toutes ces fois, où elle fusille de ces regards qui mélangent incrédulité et gêne envers un An An taquin flirtant éhontément sont adorables et drôles. Le jeu de Sierra Li est subtil, savamment dosé : la moindre expression que cela soit amoureuse ou embarrassée est parfaitement interprétée.
31 ans et pourtant encore une petite fille au regard malicieux. Lin Yang est une femme devenue une adulte gardant enfouie en elle ses rêves de petite fille, n’osant pas les exprimer haut et fort. La société actuelle ne le permettant pas. Travailler étant ici, exprimé à travers sa voix, pour subvenir à des besoins primaires.
C’est ainsi qu’ An An apporte ce contraste, ce souffle dont elle a besoin afin de se libérer de ce carcan. An An a choisi de faire ce qu’il aimait. D’être lui même peu importe qu’il ait du succès ou pas. Son jeune âge y joue surement pour beaucoup dans l’insouciance que ce personnage véhicule. Et pourtant, An An possède ce mélange explosif de la fougue de la jeunesse et cette maturité qu’apporte l’âge et le vécu.
Leur couple est donc faite d’une merveilleuse complicité où chacun respecte la place de l’autre. Les taquineries et les escarmouches faites de rire parsèment gaiement leur relation, rendant le tout léger et rafraichissant. Un couple solide où quiproquo et malentendu en sont exclus. Pas de dispute stérile, pas de séparation larmoyante. Un couple où l’harmonie est reine. Un régal.

Des femmes fortes, des femmes prenant leur vie en main. Apportant leur lot de douleur et d’angoisse. Mais aussi des confidences et des rires.
Femme forte ne signifie pas toujours femme heureuse. Femme faible ne rime pas forcément avec femme malheureuse. C’est ainsi que j’ai perçu, à tort ou à raison, le sens existentielle de ces femmes.
Et ce drama regorge de femme, de femme imparfaite, de femme esseulée, de femme confrontée à leur démon, de femme qui à mes yeux ont été superbes et magnifiques dans leur façon d’appréhender la vie. D’embrasser leur choix. D’assumer leur moi.
C’est étrange, mais au-delà de cet amour unique qui lie An An et Lin Yang, il y a aussi cette ode aux femmes que j’ai fortement ressenti.

Nous retrouvons avec Lin Yang l’éternelle célibataire mettant sa carrière professionnelle au premier plan. Le choix de Lin Yang résulte plus de ses échecs amoureux que d’une envie réelle de ne pas se marier. Nous voyons à travers son regard l’interrogation que nous pourrions nous poser sur le sens d’une vie. Ses réflexions sur cet état de fait sont pertinentes et peuvent sensiblement trouver un écho chez nous. Ses pensées sur « métro, boulot, dodo » sont une réalité pour beaucoup d’entre nous : « Il n’y a pas de passion, aucune attente et rien d’amusant. Je suis comme un robot. Chaque jour, je ne fais que me brosser les dents, me laver, manger et dormir. C’est comme si ces actions étaient programmées par un ordinateur… ». C’est ainsi que Lin Yang nous apprend qu’elle a baissé les bras, que se laisser porter par les flots étaient suffisants. Elle s’en contente et en tire une certaine force, une certaine gloire. N’est-ce pas aussi pour beaucoup d’entre nous, ce que nous affrontons chaque jour? Loin d’être une femme qui s’y complaît, elle choisi de continuer à avancer, et de ne pas s’en apitoyer. C’est pourquoi les paroles d’An An vont la tirer de cette torpeur qu’elle s’est volontairement choisi. Ici le dialogue entre Cao Ling et An An :
– Elle est tellement indépendante et exprime ses propres idées. Il y a tellement de choses, que nous même ne pouvons changer. Donc c’est encore plus difficile pour toi, le petit frère, de prendre soin d’elle. (Cao Ling)
– Tellement indépendante et exprimant ses propres idées? Pensez-vous que cela soit une force? (regard surpris de Cao Ling). On peut effectivement le voir comme cela. Elle est aussi mature et compréhensive. Mais je pense que ce genre de force n’est pas vraiment une bonne chose. C’est trop dur. Je ne veux pas que les autres la félicitent pour cela. Car plus nous la félicitons, plus elle s’appuie dessus en pensant qu’il n’y a rien de grave. Elle pense qu’elle peut tout assumer. Souffrir n’est rien selon elle (…) je ne veux pas qu’elle vive une vie difficile. Donc plutôt qu’une femme forte moderne, je préfère la voir comme une petite fille qui ne grandira jamais. Qui peut pleurer. Faire des histoires si elle est mécontente. Montrer ses faiblesses. Puérile et têtue. comme lorsqu’elle était petite (…) ».
(An An).
Ce dialogue nous démontre que cette force que possède Lin Yang est aussi sa faiblesse. Pour l’avoir vécue moi même, cette façade rassurante que l’on montre en souriant à ses proches alors que l’on pleure intérieurement, est souvent difficile à percer à jour.

Vient ensuite Cao Ling. Mère célibataire. Son histoire est attendrissante.
Bien que durement touchée et s’enroulant dans une armure afin de se protéger émotionnellement, l’image que nous donne la scénariste est une femme sage, aux épaules solides et rassurantes. Bien que meurtrie, elle ne cédera jamais à la facilité sur la critique de l’homme. Bien que n’approuvant pas la relation de nos deux tourtereaux (la différence d’âge est selon elle un handicap), suite à son propre vécu, elle cherchera tout de même à pousser son amie vers An An, s’apercevant rapidement que sa propre histoire n’est pas l’histoire des autres. C’est un personnage que j’ai adoré (je les ai tous adoré…), sa droiture et sa loyauté sans faille couplées à l’image de la mère protégeant son enfant, ne cherchant jamais à se donner une image de ce qu’elle n’est pas lui donnait toute légitimité à sermonner son amie. Il est inutile de le dire, mais j’ai trouvé l’actrice Zhao Yuan Yan
(赵圆圆) superbe dans ce rôle. Elle n’a eu jusqu’à présent que des rôles secondaires dans les dramas et films, elle mériterait sincèrement plus.

Yao Dan. La troisième des 3 copines. Et nullement la moindre. Si je devais être honnête, aucune n’avait de prévalence sur les deux autres. L’équilibre de leur amitié était extraordinaire.
L’histoire de Yan Dan semble survolée. Nous apprenons que ce personnage est marié (mari que nous ne verrons jamais, mettant ainsi l’accent sur Yao Dan et son tourment ), heureuse dans son couple mais dont la question d’avoir ou non un enfant turlupine Yao Dan, sans remettre en cause son couple, ce qui est assez étonnant. Très vite, ce problème sera résolu, avec une finalité qui peut ou non satisfaire le public (tout dépend de son opinion sur la question), évitant ainsi l’écueil d’un personnage prenant un peu trop d’ampleur de par son problème personnel. Je n’ai pas trouvé cela gênant, car Yao Dan prouve que sa réflexion est somme toute personnelle, que son couple est une affaire entre elle et son mari.
Yao Dan a été un de mes personnages favoris. Apportant un dynamisme et un humour à toute épreuve, elle est la copine qui aime faire la fête. De par sa sagacité et son soutien envers An An, elle est l’amie qui comprend rapidement, poussant en ce sens avec drôlerie la relation de Zheng An et Lin Yang. Elle est aussi le personnage qui m’a fait pleurer presque comme une fontaine.
La scène où elle découvre l’enfant de Cao Ling….a été incroyable. Je m’attendais bien sur à une émouvante image, un peu comme des retrouvailles.
Mais jamais à cela.
Son regard débordant d’amour. Son expression profonde, sincère a eu raison de ma carapace (après « One and Only » j’avais pourtant monté de niveau ma défense de +20!), punaise sa réaction était tellement inattendue…
Pleurer de bonheur est parfois pire que de tristesse. On ne s’en rend pas compte de suite, et de sentir les larmes se frayer un chemin sur le bout des lèvres est assez déstabilisant quand le coeur sourit à en mourir. Une scène simple mais grandiose.
L’actrice Lu Xiao Lin (吕晓霖), aussi superbe que Zhao Yan Yan, a magistralement interprété son personnage, la rendant irrésistible de drôlerie et de sincérité, de pureté dans sa vision de l’amitié !

Je n’ai jamais jusqu’à présent eu de coup de coeur pour une bande de copine. Des bromances, oui définitivement, comme le plus génial des duo, « Chief Kim« .
Mais des copines? Never.
Avec « My fated Boy« , c’est fait. Le trio de copine le plus drôle et le plus soudé que j’ai pu voir.
(Petit hommage à mes 2 copines d’ailleurs. Mes copines qui ont fait presque 40 ans pour l’une et 30 ans pour l’autre, à mes côtés, dans mes délires et mes rêveries, ce trio de choc m’a fortement rappelé le notre, et vous?).
Des rires, beaucoup.
Des questions existentielles au milieu de bière et de chips.
Un soutien incomparable. Un lien à chérir à chaque instant.
Je tire mon chapeau à la scénariste.

Ce trio de charme n’est pas le seul à être parfait. Les deux soeurs Li Tian et Li Miao Miao sortent elles aussi des sentiers battus. Les premiers épisodes promettaient une rivale enfantine, une enfant gâtée, obtus d’esprit et n’hésitant pas à user de moult subterfuges sournois afin d’obtenir les faveurs de l’être aimé. Mais aussi. Une soeur aînée prête à se débarrasser d’une « rivale » trop proche de son époux, crainte somme toute humaine, par le biais de ladite petite soeur.
A mon grand étonnement (et ce drama en regorge), rien, absolument, de tout cela. Li Tian, camarade de classe de An An et éperdument amoureuse de ce dernier, a bien commencé avec quelques attaques classiques mais la « chute » de son échec et surtout l’après-échec m’ont prise au dépourvu. J’en suis venue peu à peu à aimer ce personnage qui, manquant de maturité au départ, progresse rapidement et en devient une jeune fille prête à prendre sa vie en main et à avancer la tête haute (ne serait-ce que son changement de poste au travail et son désir de ne pas perdre la face étaient à mon sens remarquable, peu de son âge aurait pu le faire, et tout cela avec le sourire, certes forcé, mais tout de même..).
Son chagrin d’amour, une fois n’est pas coutume, m’a réellement touchée. Sa peine brise le coeur et on en vient à lui souhaiter de se relever et d’être sincèrement heureuse. Elle le mérite amplement.
Son évolution se fait notamment grâce à sa soeur, Li Miao Miao. Si j’ai été surprise de l’évolution de Li Tian, Li Miao Miao m’a encore plus déstabilisée. Je m’attendais à un personnage baignant dans l’aisance, prête à défendre bec et ongle son morceau de viande. Elle fut tout le contraire. Son soutien et la compassion envers Li Tian étaient inspirants. Ses conseils avisés côtoyaient des propos de grande sagesse. Pas une seule fois, elle ne poussera sa soeur vers une voie dangereuse préférant prendre le parti de lui faire comprendre l’absurdité de son obsession. Ce qui m’a le plus épatée, c’est aussi son sens de l’intégrité. Lors de sa discussion avec LinYang, non seulement, Miao Miao reconnait ses angoisses le plus simplement du monde, son analyse et la conclusion de sa réflexion qu’elle fait partager sans aucune honte à Lin Yang sont d’une intelligence aiguisée. Il est souvent difficile de faire amende honorable pour une chose que l’on a faite, il est encore plus difficile de le faire pour une pensée que l’on a eu et qui n’avait nulle besoin d’être au final dite.
Tian Xi Wei (田曦薇), l’actrice jouant Li Tian, est une jeune actrice qui a débuté en 2018 et elle a joué notamment dans le magnifique (et l’un de mes plus gros coup de coeur de 2020) « Lovely Us« , interprétant la pétillante et adorable Shen Zi ( je sais maintenant dire orange en chinois haha!).

Il reste à parler des deux mamans. Comme souvent dans les dramas, elles ont ici la place centrale de la famille. Viennent d’elles, les actions, les décisions, celles à convaincre.
Il était drôle de voir ces mères et meilleures copines du monde gérer l’éducation de leur marmaille à « coup de bâton » (du moins essayer). J’en ris encore à l’image de la scène où Lin Yang fuit en fanfare après avoir été prise la main dans le sac pour une de ses nombreuses bêtises, sa mère hurlant après l’enfant et le père courant après sa femme et criant « Lin Yang! Va à la rivière, ta mère ne sait pas nager! ».
L’amitié entre les deux mamans était émouvante : lorsque Chen Jie débarque à l’hôpital tout feu tout flamme, sa tirade et sa colère m’ont bien fait monter la larme à l’oeil. Un lien, qui à l’image de celui de leurs enfants, résiste à l’usure du temps.

Si les femmes sont à l’honneur dans ce drama, les hommes n’en brillent pas moins par leur charisme. Et c’est aussi ce qui fait la force de « My Fated Boy« . Des personnages hauts en couleurs, pourfendant les clichés avec brio et dépoussiérant avec maestro ce qui a déjà été vu et revu.

Directeur Ma Le. Première pensée lors du premier épisode : une coupe de cheveux bizarre, a l’air un peu bête. Hum… l’idiot de service…
Alors oui, il est l’idiot de service. Mais quel idiot de service! les mots de la mère de Cao Lin lui correspondent parfaitement : « cela me va s’il est un peu stupide. Plus ils sont stupides, plus ils sont gentils ». Se faisant manipuler de A à Z par An An (nous apportant par là-même des scènes hilarantes), Ma Le n’en apporte pas moins un soutien inconditionnel à son poulain (bien qu’il ait peur de Lin Yang haha) jusqu’à remettre en jeu sa propre carrière professionnelle. Dévoué et d’un coeur sincère, il est impossible de ne pas l’aimer. D’ailleurs, Zhou Xiao Chuan (周小川) est tout sauf un bellâtre fade, l’acteur est G*D* SEXY….Alors bravo pour m’avoir fait croire que Ma Le était un type loufoque et niais à la vestimentaire rétro. Zhou Xiao Chuan a l’art de jouer les personnages géniaux nous faisant mourir de rire comme dans « Douluo Continent » où il campait le grand père de Rong Rong.

Hua Ye Ting a apporté aussi son petit lot de surprise. PDG de l’entreprise où travaille Lin Yang, il est aussi l’époux de Miao Miao. Je ne m’attendais pas à tant de sagesse de sa part, de bon sens. La bienveillance et la bonté transpirait à chacune de ses paroles, de son attitude. Peu présent, certes, mais irradiant le peu de fois où il interagit avec Lin Yang ou les deux soeurs Lin.
Quant à Xie Nan Ke, loin d’être le rival attendu, il affiche ici l’image de l’amoureux délaissé qui tergiverse une fois de trop. C’est donc avec le reflet de ses actions, passé et présent, que Lin Yang prend conscience petit à petit qu’elle ne devrait pas elle aussi laisser les doutes et hésitations prendre le pas et l’y noyer.

Il y a comme bien souvent un couple secondaire, qui ne prend pas beaucoup de place et s’y faufile adroitement. Afin de ne pas trop en dévoiler, je dirais simplement que c’est un joli couple, pour lequel j’ai adoré voir interagir à l’écran.

A travers les flashbacks en début d’épisode et leur apparition en fin de drama, nous avons un aperçu des liens étroits qui lient les deux familles. Bien qu’il allait de soi que les deux familles ouvrent le champagne à l’annonce de la relation de An An et Lin Yang, j’en suis restée coi suite à leur réaction. J’ai surtout adoré les réactions des deux mères, la tirade de Chen Jie  » par ce que nous n’osions pas regarder dans cette direction (…) Yang Yang, si j’avais su que cette personne était toi, « tatie » se serait tellement moins inquiétée. Promettez moi de vous vous accrocher l’un à l’autre bien fort…comme lorsque vous étiez enfant. (…) Souvenez-vous qu’il n’y a rien qui ne puisse être résolu si vous vous aimez. Et si malgré tout, cela ne peut être résolu….vous avez nous. » Une scène magnifique, l’amour d’une mère pour ses deux « enfants », son soutien inconditionnel…des mots simples qui vont droit au coeur. Les larmes de Lin Yang face à ses deux mamans à ce moment-là ont été le reflet des miennes. Punaise, je vous remets à nouveau quelques extraits de leur dialogue (puisque je dois m’émouvoir en écrivant, autant le faire pour une bonne raison!)
Est-tu sûre que c’est bien mon fils, Lu Zheng An? Quelles bonnes actions ai-je donc faite dans ma vie passée?(Chen Jie)
– Je n’ai pas osé vous dire la vérité, je suis tellement plus âgée que lui. (Lin Yang)
– C’est par ce que An An est tellement plus jeune que toi, plus immature et moins expérimenté, que je n’ai même pas osé regardé vers toi. A l’avenir, « tatie » et « tonton », nous serons votre soutien (je trouve personnellement que la phrase en anglais est plus explicite et plus fort
:« we will be your back up strenght »). (Chen Jie)

Ce drama a été et restera un de mes coups de coeurs les plus forts de cette décennie. L’humour omniprésent côtoie avec délice une romance pétillante et une amitié formidable. J’entend d’ici les « oui, mais dans la réalité, ce n’est pas tout à fait comme cela… », je dirai, qui n’en a cure?
Souvent épuisée par la vie quotidienne et croulant sous les nombreuses taches que je m’impute pourtant par choix, j’ai besoin de voir plus souvent un monde fait d’amour, de respect, de rire et d’espièglerie.
Je considère cela comme un vaccin anti-déprime pour l’hiver à venir. A renouveler sans modération. Et puis, ce n’est pas tout à fait, sans parler de moi, je connais des groupes d’ami(e)s aussi soudé, des couples aussi drôles et complices, des parents aussi fantastiques. N’est pas cela qui importe? Qu’il en existe.


The Wolf – 狼殿下

Cher Sam,

Après un début un peu laborieux, j’ai « avalé » les épisodes telle une affamée, et malheureusement comme après un repas trop copieux et festif, la digestion est un peu douloureuse. La difficulté est alors de finir son plat lorsque l’appétit n’est plus de mise. 

La comparaison pourrait prêter à sourire, elle illustre pourtant mes pensées sur ce drama.

Une histoire telle que « The wolf » me fait souvent de l’oeil. Sur papier, elle avait des atouts aguichants. Je suis une accro des « childhood sweetheart ».

Mais aussi et surtout.

Des héros masculins froids, impassibles. Un personnage qui a l’allure d’un « vilain », d’un anti-héros. Je signe tout de suite ! Je pense notamment à « Love Better Than Immortality » avec Shangguan Qiu Yue.

Un garçon élevé par des loups et vivant une jolie amitié/romance avec la fille d’une noble famille. C’est du déjà vu, j’avoue pourtant aimé ce genre d’histoire. J’avais été un peu déçue par « My Mowgli Boy » et j’en attendais donc un peu beaucoup.

Un meurtre : en découle une accusation injuste envers le garçon loup qui sera le point de départ d’un malentendu entre eux. Malentendu qui durera 8 ans.

Le garçon loup grandit loin de son amie d’enfance et deviendra l’enfant adoptif de l’empereur Chu Kui en tant que Prince Bo. D’enfant loup au sourire lumineux et naif, notre héros deviendra un prince à l’apparence froide et cruelle. C’est ainsi que notre héroïne, Mai Zhai Xing retrouve son amour d’enfance. 

La première partie du drama a été l’équivalent du grand huit en ce qui me concerne. Tout un panel d’émotion intense me faisant passer du sourire béat au battement de coeur désordonné. 

Prince Bo.

Sans lui, je n’aurai pas tenu aussi longtemps. 

La froideur de son attitude et ses mots mordants ne l’en rendaient que plus attachant. Sa solitude et la souffrance qu’il s’infligeait au nom de l’amour et de ses péchés ont été insoutenables. Je ne compte plus le nombre de fois, où je me devais de me retenir de hurler de frustration. 

Comme dit plus haut, je souhaiterais voir des personnages de cette trempe un peu plus souvent. 

Je n’aime pas les personnages incompris, les personnages portant sur leur épaule le poids des erreurs d’autrui. Il n’y a rien de plus horripilant qu’un personnage se sacrifiant encore et encore au nom de tout un tas de chose. J’avais vite abandonné « Everyone wants to meet you » ou « Irreplaceable love ». Dans « Everyone wants to meet you », le lien du personnage masculin avec sa mère, malsain selon mon ressenti, et son désir de vouloir la couvrir et de l’aider au risque de gâcher sa propre vie avait rendu très vite le drama pénible à suivre. Pire, dans « Irreplaceable Love », Li Luo Shu n’avait plus de vie propre, ne vivant que sous l’identité d’un autre pour le bien d’une femme qui n’était même pas sa mère….Des personnages torturés et qui subissent sans rechigner le regard des autres, se sacrifiant tout le long d’un drama n’est pas exactement ce qui me fait frémir. Je m’en détourne, souvent sans remords.

Mais ici, cela fut impossible. 

Comment un personnage peut-il dégager autant de « badass attitude » tout en ayant l’aura d’un enfant au coeur brisé?

Comment un homme peut-il être auréolé de tant de sensualité tout en étant aussi simple et pur dans ses sentiments? 

Diablement sexy et pourtant si « enfantin ». C’est ainsi que m’est apparu Prince Bo

La force de ce bougre d’homme semble surnaturelle et impressionne, rendant les scènes d’action agréable à regarder, il vaut mieux éviter de se trouver confronter à ce type d’adversaire.
Mais ce qui m’a le plus surprise est l’intelligence de ses actions, de ses raisonnements et surtout, sa capacité à garder son sang froid en toute occasion. Toutes ces fois où les provocations de Zai Xing auraient pu le rendre en colère ou lui faire perdre sa belle contenance, il a su garder la tête froide. Il a été fort amusant de le voir railler sans aucune honte sa belle ou Ji Chong. Les réparties de Bo Wang furent un délicieux mélange de sarcasme et de tendresse implicite. 

Sa relation avec Ma Zhai Xing est pétillante d’alchimie, du moins durant la première partie du drama. Chacun de ses gestes affole le coeur et ses regards remplis de tendresse nous font sourire béatement. Chacune de ses expressions agacées ou ses soupirs contraints avaient le don de nous faire rire (de faire fondre la soi- disant blasée que je suis…).

C’est avec impatience que j’attendais chacune de ses apparitions, de ses interactions avec Xing’er. En toute honnêté, je pense que Zhai Xing n’a pas vraiment mérité tout cet amour, tout ce sacrifice. Le couple que forme Bo Wang et Zhai Xing est adorable et d’une intensité sensuelle. Ce qui est finalement contradictoire avec mon ressenti. Avec ma pensée persistante que Xing’er n’aurait pas dû recevoir ce trop plein d’amour. 

Je pense que cela est surtout dû au charisme incroyable de Bo Wang. La magnifique scène où Bo Wang, au village, sur le pont, écoutant le vent et tendant sa main pour attraper le sachet (jeté peu avant) devant les yeux de Xing’er résume bien le personnage. Le silence de ce moment a été parlant au-delà de simples mots. La magie de cet instant où Bo Wang ne fait plus qu’un avec la nature, le rendant à mes yeux bien plus émouvant que n’importe quel personnage de ce drama. Les nombreuses fois, où de loin, son ombre observant de loin sa belle est un crève coeur.

Ses actions n’ont pas fait l’unanimité dans la communauté de dramaland, certaines voix allant jusqu’à lui reprocher ses gestes un peu trop brutaux, voire à la limite de l’agression sexuelle (une seule scène si cela peut rassurer les puristes, ne serait-ce qu’un peu). Ce qui est discutable et je pense qu’en effet certaines scènes peuvent « choquer ». Une « agression » qui trouve son raisonnement dans ce désir de donner une image volontaire d’homme brutal et cruel, ne s’embarrassant pas de douceur si besoin. Chacun sera libre ou non de comprendre le geste de Bo Wang.

Bo Wang n’a jamais eu en tête de faire sciemment du mal à Xing’er. Bien au contraire, son seul et unique but étant de l’éloigner de lui afin d’éviter qu’elle ne soit en danger. Qui plus est, étant lui même en partie impliqué indirectement dans la mort de sa famille, ses remords et la douleur ressentis de ne pas avoir pu faire quoique ce soit pour elle, notre héros prend la décision de repousser sa belle, même si cela doit impliquer un comportement sauvage et diabolique. 

Ces nombreuses fois, où son regard contredisait la dureté de ses mots… 

Le maintien de sa décision l’honorait de par son obstination, jusqu’au bout, il essaiera tant bien que mal de passer aux yeux du monde comme un être sans coeur. Une phrase entendue dans « My fated Boy » (fantastique drama d’ailleurs) que prononce An An à l’encontre de son cousin s’applique à merveille à Bo Wang « Ce qui importe n’est pas ce que tu penses. Ce qui importe ce sont tes actions! ». Bo Wang prend donc le parti d’agir. Sa loyauté sans faille ne s’arrête d’ailleurs pas à Xing’er. Il est regrettable que durant la seconde partie le scénariste ait perdu de vue ce lien qui l’unissait à ses frères d’armes, à son jeune frère, et que cela ne devienne au final qu’un bonus, un détail sans importance.

Ce fut donc avec un réel agacement de voir Xing’er lui tourner le dos. Le meurtre de sa famille et la révélation de son identité aurait pu m’inciter à plus de tolérance et de compréhension. Que nenni ! Toute l’intensité et la douceur de leur échange durant la première partie a été violemment balayé dès la « pseudo » révélation du massacre. A ce tournant de l’histoire, je n’ai cessé de croire que quoiqu’il advienne, Zhai Xing irait férocement chercher la vérité. Tenterait de voir au-delà des apparences. Ignorerait les faux-semblants. 

Comment-a-t-elle pu oublier ne serait-ce qu’une seconde ses propres agissements 8 ans auparavant? Etant la mieux placée pour deviner, comprendre les mensonges de Bo Wang, je n’ai pu qu’être profondément déçue par son manque de confiance envers lui. J’en suis venue à penser qu’elle avait envie d’y croire.

Xing’er est dépeinte comme une personne intelligente. Les premiers épisodes nous la montrant enquêtant sur le meurtre, nous incitaient à croire qu’elle en ferait de même 8 ans plus tard…La douleur d’apprendre la « vérité » sur le crime à l’encontre de sa famille est évidement justifiée. Sa colère a bien raison d’être. Mais une fois la souffrance « retombée »? le choc des révélations passé? Où est donc passé la supposée intelligence de Xing’er, son obstination à vouloir trouver la vérité? Quelle déception que cette vérité vienne d’un autre. Encore plus décevant fut la réaction de Xing’er (elle devrait prendre des cours auprès de Shi Yi, « One and only« , sur ce point là). Je pense que cela n’a pas été à la hauteur des sentiments de Bo Wang.

C’est donc une seconde partie incompréhensible qui aura eu raison de mon intérêt pour ce drama. Il m’était difficile de voir Bo Wang s’enliser un peu plus dans ce quiproquo, se laisser insulter et mépriser par tous sans fléchir. Si je me suis entêtée à regarder jusqu’à la dernière minute, ce fut donc essentiellement pour lui et aussi un peu pour le trio de bras droit qui l’accompagnait ainsi que Yao Ji. Une fois n’est pas coutume, j’aurais souhaité voir Bo Wang finir avec la « vilaine » de l’histoire.

Je dois tout de même concéder que le couple Bo Wang et Xing’er fonctionne très bien. Ils sont adorables et leur interactions sont pétillantes. Chaque geste, chaque regard est rempli d’amour. Leur baisers et leurs étreintes sont sensuels et passionnés. Sincèrement, durant la première partie, j’avais le coeur tout en émoi à chacune de leur preuves d’affection. La scène où Bo Wang vient donner une petite leçon de tir à l’arc à Xing’er donne des papillons comme on aimerait en avoir plus souvent!

Yao Ji fut la surprise de ce drama. D’apparence mesquine et sournoise, le spectateur apprend progressivement à l’apprécier. Il est dommage qu’elle n’ait pas de passé ou d’histoire, nous en apprenons au final très peu sur elle. Ce peu là nous la rend attachante et sa loyauté envers Bo Wang me donnait envie, sincèrement, de la voir prendre une place plus importante. L’actrice Xin Zhi Lei (辛芷蕾) que j’avais découvert avec plaisir dans le génial « Joy Of Life« , nous livre une « méchante » au charisme indéniable.

Li Qin (李沁) n’est pas une novice loin de là, sans parler de mon drama chouchou « Joy of Life » où elle a été la princesse au pilon de poulet, Wan’er, nous la retrouvons aussi dans « Fight Break Sphere » au côté de Leo Wu (吴磊) ou encore « Princess Agent« . Son jeu est égal à ce que j’ai pu voir par le passé, elle est une bonne actrice sans avoir eu encore ce rôle qui la rendrait inoubliable. Elle est super jolie et joue très bien les personnages « cute » et joyeux. Mais je pense que la douleur et les personnages torturés ne sont pas un domaine qu’elle maitrise encore. Je changerai peut-être d’avis après avoir vu d’autres drama avec elle comme  » The song of Glory« .

Darren Weng (王大陸) !!!! Je vais éviter d’être hystérique ^^ et objective. Darren Weng n’a pas eu de rôle significatif dans dramaland. Il a beaucoup tourné dans les films comme « Fall in love at first kiss » (remake de l’incontournable « Itazura na Kiss« ) ou « Our Time« . C’est donc peut-être son premier vrai grand rôle dans un drama si on ne compte pas « Ghost Blows Out the Light: Finding Hu Ba Yi » où il avait aussi le rôle principal.

Ici, Darren Weng nous délivre une interprétation magistrale de Bo Wang. Son jeu de regard parfois mi-figue mi-raisin, parfois désabusé, en passant par toute une palette nuancée de tendresse et de douleur nous fait fondre comme neige au soleil. A travers la stature imposante du prince ou ses rictus narquois, le spectateur voit l’enfant qu’il est resté, l’amoureux qu’il n’a jamais cessé d’être. Et c’est ce qui le rend attachant. Je n’ai jamais perdu de vue l’essence de ce qu’il était malgré ses actions et la dureté de ses paroles.

La rareté de ses sourires tranchait vigoureusement avec la violence et la sauvagerie de ses expressions. Sauvagerie qui n’était pas sans nous rappeler bien sur le loup. Mon seul regret? qu’il n’y ait pas plus de scènes avec les loups et la relation qu’il entretenait avec eux. Darren Weng a été fantastique et c’est avec impatience que j’attend son prochain rôle, quelqu’il soit.

Il y a bien sur d’autres personnages, comme Ji Chong. Sean Xiao (肖战) n’a pas ici son rôle le plus marquant. Selon moi, Ji Chong n’avait pas la carrure pour être le rival de Bo Wang. Je l’ai trouvé « trop ». Gentil. Complaisant. Amoureux. Collant.

Bao Na était plus intéressante et ses sentiments progressifs envers Ji Chong étaient supra « kawai » et super agréable à suivre. Je trouve peut-être dommage de la faire adhérer totalement aux histoires de Xing’er sans donner une chance ne serait-ce que minime à Bo Wang de se justifier. Surtout au regard de son amour inconditionnel du début. Guo Shu Yao (郭書瑤) est elle aussi une actrice chevronnée. Le seul drama où je l’ai vu auparavant était « Attention Love« , un drama taïwanais, où elle a joué l’inoubliable « Angelina » !!!

La production du drama est de qualité. Cela se ressent à travers la diversité des costumes qui représente bien la spécificité de chaque personnage : Bo Wang le loup, sombre et sobriété, Zhai Xing en papillon toute colorée et en légèreté, Ji Chong en aigle harnaché de brun et Bao Na en cheval remplie de fanfreluche clinquante. Ce qui n’est pas étonnant en soi, quand on sait que Chen Tong Xun (陈同勋) fut en charge des costumes. N’oublions pas qu’il s’est occupé des costumes de « Douluo Continent » ou le très populaire « The Untamed« .

L’OST apporte cette touche musicale rendant le drama parfois encore plus épique et intense. La bande son est signée ici Jolin Tsai (蔡依林), une compositrice/chanteuse/actrice taïwanaise presque aussi populaire que Jay Chou (周杰倫).

Pour finir sur une petite touche de culture, j’ai appris durant le drama que certains personnages et faits étaient historiques. Notamment, Bo Wang (博王). De son vrai nom Zhu Youwen (朱友文) fut réellement un enfant adopté par l’Empereur Taizu et fut en conflit avec son frère ainé Zhu Yougui (朱友珪), étant tous deux prétendant au trône. Il fut d’ailleurs assassiné par ce dernier en 912 après l’assassinat de l’Empereur Taizu.

Une jolie romance avec un des héros les plus captivants qui soit (et sexy). Malgré une deuxième partie moins intéressante et une fin bien moins dramatique que je le craignais (je dois avouer que je regardais au même moment « One and Only »), je ne regrette pas d’avoir passé du temps (avec Bo wang!) sur 49 épisodes.

Zombie detective

Kdrama – 24 épisodes

Le mythe du zombie réinventé, oui ils l’ont fait. Je n’en avais pas spécialement rêvé, mais il faut l’avouer, c’est réussi, alors ne boudons pas notre plaisir de voir un zombie accro aux BB crèmes.  

Après le vampire et le loup garou, voici le zombie, classe, beau, sensuel et tellement drôle. Je ne m’attendais pas à rire autant. Ni à autant apprécier l’actrice que j’ai trouvé drôle et attachante. Un scénario comique, des personnages ultra attachants, une relation adorable et nous voilà partis pour 24 épisodes de délire.  

Des monologues et dialogues savoureux, percutants et tellement drôles que les épisodes suivants se sont enchainés naturellement.

Le premier épisode efface toute ambiguïté à venir. Le héros est mort, bel et bien enterré. 

L’énigme à résoudre sera donc pour Kim Moon Young : « qui m’a tué ».  

Kim Moo Young est le mort-vivant le plus drôle qui soit. Bien loin de s’offusquer de son état, une fois le choc passé, le voilà à essayer tant bien que mal à cacher ce défaut plus que visible. Le premier épisode est tellement hilarant que j’en ri encore. Ses pensées affolées sur sa lenteur et son apparence sont à mourir de rire.

Le fait de vouloir ne manger que des poulets morts ou de demander à Sun Ji de ne pas hésiter à le mettre KO si jamais une petite faim lui en prenait envie était drôle et rafraichissant. De mémoire, la scène avec les poêles qui amène Kim Moon Young a sortir une répartie offusquée me fait encore rire. Ou le coup des BB crèmes. Ou l’entrainement intensif au début pour ne pas « paraitre zombie ».  Pour ne rien gâcher, Kim Moon Young est bel homme. Ca serait moins drôle sinon. 

Tout comme pour les vampires, ici le zombie est représenté sous les traits d’un humain avec ses pensées, sa mémoire, sa conscience humaine. Refrénant ses envies de manger de la chair fraîche, le défi était aussi de passer inaperçu. ce qui vous le comprendrez très vite difficile à mettre en oeuvre.  

Sun Ji est au départ un personnage que je n’aimais pas. Et au fur et à mesure de l’avancé des épisodes, son attachement et son affection envers Moon Young nous oblige à la voir sous un autre jour. Elle devient adorable, fidèle et loyale. Ses attentions envers Moon Young malgré sa crainte (qui disparaît assez vite) d’être mangée la rendent très vite incontournable. De nature joyeuse et combattive, décidée à aider Moon Young, Sun Ji s’investira corps et âme dans sa relation avec Moon Young, à tel point qu’on croise fortement les doigts pour un happy ending pour ce couple atypique. 

L’alchimie entre Kim Moo Young et Sun Ji est addictive, leur « couple » (pas de romance flagrante mais une petite pointe indéniable) pétille. Que Sun Ji apprenne rapidement que Moo Young soit un zombie, cela évite les sempiternels quiproquos.

Les personnages secondaires sont attachants, et j’ai adoré que les deux détectives deviennent par la suite des alliés. On se surprend à souhaiter que Moo Young redevienne un humain ^^ ( que Sun Ji puisse devenir plus qu’une partenaire et amie).

Un drama avec beaucoup de bonne humeur, un humour noir et décapant, un couple qui fonctionne dès le début, des personnages secondaires attachants et drôles, une histoire prenante, bref, n’hésitez pas, cela fait du bien de rire autant!

( la scène du premier épisode où Moo Young essai de jeter le caillou sur le nid dans l’arbre, j’ai ri pendant 5 bonnes minutes…)

Splash Splash Love

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Cher Sam,

Un drama de 2 épisodes. 2 fois 60 minutes. Soit l’équivalent d’un long métrage. Si peu de temps pour si tant d’amour. Le seul défaut de ce mini drama à mes yeux ? Le format trop court…

Dan Bi est une lycéenne somme toute banale, elle n’est pas forcément jolie, et ne brille pas par une intelligence hors norme. Son niveau scolaire tire plutôt vers le bas ce qui aura tendance à la rendre nerveuse la veille de son examen de fin d’année.

Voilà notre petite étudiante en chemin, avec tout l’encouragement d’une mère qui le sait, vers un bien difficile moment.

Dan Bi, et je la comprend bien, rechigne et fuit. Fuir des chiffres honnis. Fuir des nombres dictateurs. On la retrouve, sous une pluie salvatrice, priant, psalmodiant à Qui ou Quoi veut bien l’entendre une solution, une cachette, un n’importe quoi qui pourrait bien la sauver. Certains, de ce que j’ai pu en lire, parlent de pouvoir. Mais point de ceci à mon humble avis. Je dirais que cette flaque d’eau représente bien un trou, cet endroit qui nous permet à toutes et tous de nous cacher illico presto lorsque tout va mal.  (suite…)

Journal d’une morte

Aujourd’hui, premier jour du printemps, assise face à la clarté chaude de ce soleil, j’hume cet amas de douleur qui est mienne. Les doléances des enfants au loin, dans ce jardin fleuri de sable et de toboggan m’effleurent, je ne les vois pas, mais je peux imaginer la vie qui les fait courir les un après les autres dans un rituel anodin de toucher et d’interdit.

Cela fait 1 an que je ne suis plus et revivre n’est pas encore de mes desseins. J’aime cette lumière phallique que me renvoie la fenêtre de mon voisin, lumière des vivants et qui me fait sentir que je n’en suis que plus démunie de tout sang et de tout battement. Pourquoi écrire maintenant ? Quel besoin ai-je de me lever et de nourrir ma douleur emphatique sur ce papier où mes larmes se sont mêlées au grain souffreteux de ma plume. Mon sommeil s’est jeté au pieds de cette table ronde, me laissant fatiguée et ruisselante de haine pour ce rire, un rire courant d’air dans le couloir menant à mon tombeau, rire anonyme offensant mes lèvres bleues mais qui n’en est pas moins la réplique de lui, de ce qui le faisait. Voilà ce qui m’a réveillée, ce rire, cette envie soudaine de le revivre à travers mes écrits, demain je retournerais à mon lit, quand tout sera fini, quand le courage aura finit de me nourrir, mais aujourd’hui, tant que le flux de haine et de rancune se traîne à me salir d’encre et d’eau, je soufflerais ci-gît son passé et ce qui aurait du être notre futur.

 

Sam ♀

En passant

Born to sing

Affiche born to sing

Born to sing

Cher Sam,

Les actualités de ces derniers mois sont assez déprimantes, ne trouves-tu point? Entre ces histoires de migrants/réfugiés qui pullulent et divisent le web, une économie branlante et des ministres à la sauvette qui tentent de jouer aux grands, avouons qu’il y a de quoi se terrer au fin fond de notre belle campagne, un thé vert chaud au creux de notre paume, la larme à l’œil.

Que nenni ! La larme n’est pas pour les migrants (malgré la tristesse de cette actualité), ni pour notre gouvernement à vau-l’eau et surtout pas pour notre dernier ministre du Travail !

Non, aujourd’hui, le thé vert chaud aura été servi devant un simple film. Méconnu du grand public cela va de soi. Sinon mon billet n’aurait pas besoin d’être… (suite…)

Miss Korea

Miss Korea

Miss Korea

Cher Sam,

Je ne savais par quel coup de cœur commencer…

Il y’a de ceux qui transcendent, ceux qui te grandissent, ceux qui t’émoustillent, ceux qui te gardent éveillés la nuit, et ceux…qui commencent mal.

Miss Korea fait partie de la dernière catégorie. Un drama dont le synopsis ne me faisait guère sautiller. L’affiche est plutôt jolie et un article qui en faisait l’éloge m’ont pourtant incité à le regarder.

1 fois. 2 fois. 3 fois.

(suite…)

En passant

Le coeur a ses raisons

Le cœur à ses raisons que la raison ne connaît point*….

Très cher ami,

C’est par cette maxime que je commencerais.

Tout y est dit.

Bien qu’éloignée de son sens premier, je ne traiterais pas ici de religion, mais bien de ce qui anime mes veines et soulage mon âme. Point donc de raisonnable.

« Voir c’est croire. Mais sentir c’est être sûr »**.

Tu y trouveras donc entre tes doigts les émotions du moments, les toujours, et jamais de jamais. Puisse, cher âme jumelle, me comprendre comme tu sais si bien le faire.

A te lire,

Sam ♀

* Pascal Blaise
** Marquis de Sade